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Mémoire d’un orphelin/An orphan’s memories

L’exode de 1940 vu par H. Rodanet

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Notice nécrologique

 

 

 

 

 

 HENRI RODANET (1884-1956)

 

Après une douloureuse maladie est décédé à l'âge de 72 ans M. Henri Rodanet, président d'honneur de la Zone de Texte:  
Edmond Jaeger
Société française Jaeger, qui fait partie du groupe Le Coultre, Le Sentier, manufacture des montres Jaeger Le Coultre.

Brillant élève de l'Ecole d'horlogerie de Paris, qu'il termina premier de sa promotion, H. Rodanet devint en 1902 le collaborateur d'Edmond Jaeger. Déjà à cette époque, le jeune horloger se fit remarquer par ses dons exceptionnels et ne tarda pas à prendre la direction technique de l'entreprise.

Survient la guerre de 1914. H. Rodanet, mobilisé, rejoint l'armée anglaise en qualité d'interprète, mais ne cesse pas pour autant de demeurer un fervent créateur horloger. C'est à Ypres, au front, profitant de quelques brefs instants de répit, qu'il commence à dessiner les organes de sa célèbre montre 2 lignes, puis met au point, à la demande des forces aériennes alliées, un tachymètre spécial.

Cette nouvelle orientation de la maison Jaeger, née de la guerre, ne disparaît pas avec elle, mais l'horlogerie pure ne perd pas ses droits et les deux activités seront menées de front.

En avril 1946, Henri Rodanet est nommé président du conseil d'administration de l'entreprise qui, entre temps, est devenue une Société anonyme.

Technicien de génie, n'a-t-il pas pris ou fait prendre plus de 500 brevets ? H. Rodanet était aussi un artiste qui attachait autant d'importance à la pureté des lignes d'un modèle qu'à ses qualités de précision et un industriel avisé qui a su mener l'entreprise qu'il dirigeait vers le succès, malgré les difficultés sans nombre qu'il devait surmonter.

Sa disparition sera vivement ressentie par ses innombrables amis en France et à l'étranger.

 

Jaeger, 1918. H. Rodanet debout à gauche.

 

 

La Reverso connut

le succès dès 1931

 

Photo d’identité sur un passeport du 30/4/1917 délivré à l’occasion d’un voyage en Italie (Turin), valable jusqu’au 11/5/1917, sur lequel il est indiqué qu’il est mécanicien, et qu’il demeure 20bis avenue Félicie à La Varenne St Hilaire.

 

Le bateau de mon grand-père

L’Ariane, qui remorquait jusqu’à Ouistreham les voiliers

de l’YCIF (ex CNC)